Je déteste la poésie parlée, la poésie en phrases. […] Les exhalaisons d’âme, le lyrisme, les descriptions, je veux de tout cela en style. Ailleurs c’est une prostitution, de l’art, et du sentiment même. […]
Sont de même farine tous ceux qui vous parlent de leurs amours envolés, de la tombe de leur mère, de leur père, de leurs souvenirs bénis, qui baisent des médaillions, pleurent à la lune, délirent de tendresse en voyant des enfants, se pâment au théâtre, prennent un air pensif devant l’Océan. Farceurs ! farceurs ! et triples saltimbanques ! qui font le saut du tremplin sur leur propre cœur pour atteindre à quelque chose.
J’ai eu aussi, moi, mon époque nerveuse, mon époque sentimentale, et j’en porte encore, comme un galérien, la marque au cou. Avec ma main brûlée j’ai le droit maintenant d’écrire des phrases sur la nature du feu.
Flaubert, in a letter to Louise Colet, 6th July 1852.
This is the source of the quote in Anne Carson’s ‘TV Men: Sappho’ (via Ingeborg Bachmann, who altered it somewhat in Malina). I haven’t the time or ability to translate it well enough, but the last lines, the relevant ones, I translate thusly:*
[After railing against a certain kind of overwrought poetry, Flaubert writes]
I, too, have had my hysterical moments, my sentimental moments, and I carry them still like a galley slave branded on the neck. With my burnt hand I have the right now to write sentences about the nature of fire.
It reads differently, I think, from how Bachmann and Carson used it. That’s all, my literary detective work is done. Back (oh Lordy) to the marking!
*Feel free to correct me, oh Francophones! But not about the use of ‘thusly’: that, I’m afraid, is perfect.
(Source: rousseaustudies.free.fr)